Le premier tableau ici répertorié date de 1966. Marcelle Simard a 33 ans et vient ou accouchera de son deuxième enfant. Ces gestations furent-elles à l’origine de son élan créatif ou bien a-t-il touché à la peinture bien avant? Ça, nous l’ignorons. Mais une chose est certaine : cet engouement pour la peinture jamais ne s’estompera et encore aujourd’hui il ne se passe pas une semaine sans que Simard ne s’installe devant son chevalet.

Cette première période qui s’étire des années 60 à la fin des années 70 et qu’on pourrait qualifiée de typiquement québécoise se caractérise par des thèmes maritimes, champêtres ou urbains où l’activité humaine, la maison, la ville ou les ports occupent une place centrale rarement exploitée par la suite par l’artiste. L’empâtement des nuages, les coloris et les thèmes ne sont pas aussi sans rappeler une époque encore pas si lointaine qu’est celle des impressionnistes et fauvistes d’Europe.

Au cours des années suivantes, les espaces se videront peu à peu de toute présence humaine laissant les plaines, les ciels, les horizons, les arbres, lacs et torrents nous communiquer leur splendeur et sagesse.

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