La propagation de la couleur sur la toile est une évolution logique. S’exprimant surtout par la couleur, Marcelle Simard a au cours des années lentement laissé les paysages se dissoudre pour devenir des magmas riches en consistances. La spatule a définitivement évincé le pinceau laissant les coulées s’entremêler. Tels des stigmates sur la toile, l’artiste creuse des sillons qui modulent l’espace. L’influence de l’expressionnisme abstrait américain à la manière de Pollock se fait aussi sentir par l’emploi de drippings.

Production moins accessible que seuls certains initiés peuvent réellement apprécier, Marcelle Simard s’est lancée plus à fond dans l’aventure seulement vers le milieu des années 90. Malgré ses propres réticences, son imaginaire a fini par avoir raison des préjugés d’une classe bourgeoise conformiste et laisser libre cours à une manifestation artistique moderne.

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