En dernière analyse, j’aimerais vous laisser sur ces quelques images. Ici les couleurs se font plus discrètes et s’effacent. Tout devient blanc. Tout devient noir. Dualité extrême, l’artiste ici se questionne sans contredit sur ce qui est et n’est pas, sur la vie et la mort et les raisons de notre passage ici-bas.

Marcelle Simard à la fâcheuse propension de détruire sporadiquement tout ce qu’elle a pu produire au cours des années. Cet élan destructeur se manifeste de temps en temps. J’essaie souvent de l’en empêcher en lui demandant de ranger le tableau dans le fond d’une armoire et de l’oublier. Mais rien y fait. Quand je reviens, l’ancien tableau a bel et bien disparu sous une couche de gesso.

C’est peut-être sa façon à elle d’effacer les traces de son passage. C’est aussi son droit en tant que créatrice. Et lorsqu’on a détruit ce qui était, qu’il n’en reste presque rien, aussi surprenant que cela puisse paraître, une autre œuvre naît.

Les quelques tableaux ici présentés sont donc le résultat souvent de destruction comme l’illustre l’exemple ci-dessous: Simard ensevelissant le paysage sous un amas de matière pour laisser place à une nouvelle vision.

 

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